Opentalk : « Libérez-vous de votre héritage familial »

J’ai animé le mercredi 5 février un opentalk sur le thème : « Libérez-vous de votre héritage familial ». Un OpenTalk est une conférence gratuite durant laquelle le conférencier présente une thématique durant 15 minutes puis, il y a un échange entre le conférencier et les participants.

C’était donc moi la conférencière. Nous avons passé un bon moment : de belles rencontres, des échanges et de beaux partages.

La conférence s’est déroulé en trois points :

  • Les répétitions,
  • Une solution : la psychogénéalogie,
  • Cas concret.

Les répétitions

On a tous dans notre entourage des personnes qui ont sans cesse les mêmes comportements, qui font les mêmes erreurs sans y mettre de sens. Malgré l’identification des processus qui les empêchent d’avancer, elles se  sentent comme enchainé à quelque chose, comme si leur comportement n’était pas vraiment le leur, comme si elles étaient des pions sur un damier, des pantins que l’on manipule.

Il y en a aussi qui ont  l’impression de ne pas vivre leur vie, d’être à côté de la plaque, d’être comme habité par une autre personne.

Parfois on se sent comme poussé par une force irrépressible à faire quelque chose que l’on sait n’être pas bon pour nous. Mais, il est impossible de faire autrement.

Il se peut aussi qu’une maladie telle une malédiction se transmette de génération en génération sans que la famille ne puisse s’en défaire.  Cela peut aller de maladies bénignes comme les hémorroïdes, l’hypertension, le cholestérol à des maladies plus invalidantes comme la SEP voire incurables comme le cancer.

Il peut y avoir aussi des scénarios répétitifs tel un abandon d’un enfant au même âge sur plusieurs générations et pour des motifs différents. Il y a aussi des familles où l’on n’arrive pas à avoir d’enfant, ou pas de garçon ou pas de fille et ce sur plusieurs générations.

Il est vrai que nous transmettons à notre descendance les caractères héréditaires physiques  de notre lignée.  Une question se pose alors :

Serait-il possible que ces mêmes ancêtres nous lèguent aussi leur peurs, leurs émotions refoulées, leurs secrets, les non-dits, les drames familiaux ?

Et, pour aller plus  loin on peut aussi se poser la question suivante :

Serait-il possible que nous soyons des instruments de réparation afin que nos ancêtres se libèrent enfin à travers nous de leur passé trop lourd à porter ?

 

Une solution : la psychogénéalogie

Lors de consultation, lorsque je décèle un scénario répétitif, afin de pouvoir déterminer quel est l’ancêtre qui tire les ficelles, l’outil dont je me sers est la psychogénéalogie.

La première personne à  avoir évoqué  la possibilité d’une « âme collective » pour tenter d’expliquer une transmission de l’inconscient d’une personne à l’inconscient d’une autre personne est Sigmund Freud.

Mais c’est Carl Gustav Jung qui a réellement ouvert la voie d’une approche transgénérationnelle avec sa théorie de l’ » inconscient collectif  » auquel y ajoute que chacun de nous y aurait accès et c’est un fait très important qui a été relayé et vérifié par plusieurs autres personnalité qui ont développé des théories successives et complémentaires sur les dynamiques inconscientes de la famille.

C’est finalement,   Anne Ancelin-Schützenberger (psychotérapeute) a qui l’on doit le réel essor de cette technique dans les années 1970.

Elle a crée pour cela le « génosociogramme » qui est  un arbre généalogique sur au moins 8 générations. Il est constitué des faits marquants et des événements importants, heureux ou malheureux, relevés sur ces générations. Il est noté sur ce génosociogramme les dates clés des membres du clan telles que les dates de naissance, décès, mariage, divorce, évènements traumatisants, deuils injustifiables…

Lorsque la personne prend conscience de ce qui se trame dans son arbre à son insu, elle peut mettre du sens à ces scénarios qu’elle répète malgré elle et ainsi elle se sent plus légère. En effet, remettre ce qui ne nous appartient pas à la place où cela doit être est extrêmement libérateur.

Bien sur, cela ne suffit pas à la libérer des liens qui l’entravent à ces ancêtres et j’ai pour cela recours à des actes symboliques tels que l’écriture d’un acte de naissance, de décès ou de divorce, donner un prénom, couper des liens… ou à d’autres techniques thérapeutiques.

Cas concret

Jean, un entrepreneur,  vient me consulter car je cite : « lorsque j’entreprends de m’associer avec une personne dans une société, cela se solde par une faillite ».

Jean est embêté car cela est déjà arrivé par deux fois et il a dans l’idée une autre association.

En faisant des recherches dans son arbre généalogique, nous découvrons que Jean est en fidélité, par sa date de naissance, avec son Arrière Grand Père Maternel : Paul.

Celui ci était un homme riche, ses affaires étaient très florissantes et son style de vie très prisait. Une belle maison, des gens à son service, une famille comblée.

Un jour, Paul rencontre deux personnes qui lui proposent une association dans un hôtel restaurant. Paul est confiant, il a l’argent, eux les idées, tout paraît être en ordre. Pour investir dans cette affaire, il vend son restaurant.

Les deux personnes se révèlent être des escrocs et disparaissent avec l’argent de Paul. Il ne lui reste rien. Paul décède deux mois plus tard d’une crise cardiaque laissant sa femme et ses enfants dans une misère extrême. Sa femme et les enfants les plus vieux doivent aller travailler, la famille est brisée et s’enferme dans un profond chagrin.

Ce que le clan retient de cette expérience c’est : les associations sont dangereuses car elles conduisent à la faillite et à la mort.

Jean étant en fidélité avec Paul, il reproduit la faillite sans toutefois perdre son argent et sa vie. Les associations le menent toujous vers un échec.

Par la suite, Jean a pu tiré des enseignements de cela.

Pourquoi veut il absolument s’associer ?

Pourquoi ne se fait-il pas tout seul ce qu’il a à faire ?

Quelle est la force qui le pousse ?

S’agit-il bien de lui ?

Après une introspection personnelle, des actes symboliques, des prises de décisions et un passage à l’action, Jean à pu se libérer de la part d’héritage familial qui  l’empêchait de vivre les affaires qu’il aimait.

Voilà, quelle a été mon intervention. Nous avons ensuite échangé sur ces points et partagé un très bon moment.

Le prochain Opentalk aura lieu le 19/02 à 20H à Grenoble sur le thème « diversifier ses offres de services » et sera présenté par Emmanuelle Fuentes dans le cadre des Opentalks Pro par odbi.fr.

N’hésitez pas à réserver votre place sur contact@odbi.fr. En tout cas moi, j’y serais!!

Prenez soin de vous.

Céline Duclos.

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